Egoïne, depuis peu, a décidé de lâcher son passé. Elle a adoré vous parler d’elle. Elle a senti s’activer en elle, le pouvoir libérateur de la parole. L’espace bienveillant que nous avons créée ensemble autour d’elle au cabinet ou en visio, est tout à fait propice pour lever les voiles sur son vécu.

Sandrine : « Egoïne, aujourd’hui tu as la volonté de dépasser ta principale blessure amoureuse. Juste pour nos lecteurs, je précise que tu es restée accrochée à cette relation amoureuse , que tu ne parvenais pas à faire le deuil, est-ce bien cela ?

 

Egoïne : « oui, exactement.

Dès les premières heures après notre rencontre, il était dans une joie débordante, il m’avait dit alors qu’il m’attendait depuis si longtemps. Je buvais ses paroles.

J’ai pensé que j’étais la femme de sa vie.

Je me suis sentie comme étant l’élue de son cœur. Il me présentait à ses amis.

J’étais celle qui allait le sauver. Enfin avec moi, il allait connaitre le bonheur amoureux.

Je me sentais enfin libre, libre d’être moi à ses côtés.

J’étais celle qui osait se dévoiler enfin, j’avais tellement confiance en lui.

J’avais eu la mal chance de rencontrer des manipulateurs sur mon chemin, des personnes qui avaient abusé de ma gentillesse, de ma grande capacité à aimer profondément. Lui, je le voyais si différent.

Alors que pour moi, tout était magique entre lui et moi, si simple, si évident… Il a dit STOOOOPPPP !

Nous étions le 11 septembre, vous croyez au hasard ?  Les deux tours jumelles s’effondraient.

Je l’ai vu pleurer, cet homme pleurait à chaudes larmes devant moi. Ma tragédie, mon tumulte intérieur l’emportait avec moi. Avec le recul, était-il triste ?  

Je suis celle qui a plongé dans les abysses, celle qui a vécu la nuit noire de l’âme, des mois, des années durant. Je perdais du poids à vue d’œil. J’avais perdu le goût de vivre, à quoi bon continuer sans lui.

J’étais en quête de pourquoi. Je lui trouvais plein d’excuses : il a eu peur d’aimer, il a tellement souffert... Il reviendra, j’étais l’élue, comment pourrait-il m’oublier ?

Je nourrissais mes propres émotions senti-mentales. J’interprétais mentalement mes propres ressentis, et je m’auto persuadais …

Je me suis embourbée dans mes fantasmes, dans mes croyances.

Je suis celle qui s’est laissée choisir, laissée piéger.

Je me suis fiée à son plumage, à son apparence, son corps musclé, ses belles paroles.

Je suis celle qui croie que le danger vient de l’extérieur, évidemment cela serait tellement plus facile. 

J’ai cru qu’il était fier de me présenter à ses amis, et s’il m’avait juste « montré » comme un nouveau vélo ? »

 

Sandrine : « Egoïne, je m’incline devant la puissance de tes révélations, celles que tu fais à ton Cœur partenaire. Je mesure l’intensité des douleurs que tu as vécu. Dans ton entourage, les personnes à qui tu te confiais, te comprenaient elles ? »

 

Egoïne : « Seule une amie m’a soutenue, elle voyait la mort roder autour de moi, tel un charognard. Le drame que je vivais laisser penser que j’étais folle, dépendante affective. Oui, je l’avoue à 80% cela ressemblait exactement à cela. A une différence prête, je sais dans mes profondeurs, que notre lien vient d’ailleurs, d’un autre espace, d’un autre temps !!

Je suis celle qui voit les synchronicités. Son prénom résonnait au micro lors des manifestations populaires. Je croisais des personnes qui travaillent avec lui. En sortie de méditation, alors que je venais de lui dire aurevoir avec toute la puissance de mon amour, paf ! Facebook me le proposait comme ami. Mes nouvelles relations amoureuses échouent.

Suis-je possédée ?

Alors, aujourd’hui je dis STOOOPPP !!!

 

Je suis cette amazone qui renait de ses blessures.

Je suis cette guerrière, stratège qui établit son nouveau projet de vie.

Je suis cette exploratrice, cette autodidacte qui tire des leçons de ses propres expériences.

Je suis l’enfant qui chute et se redresse pour tenter un nouvel essai.

Je suis la sainte qui se laisse guider, celle qui a la foi que tout est possible.

Je suis celle qui croit en la vie, en sa capacité de résurrection.

Je suis le démon qui a décidé de tourner le dos à son autre, juste parce qu’elle se choisit et s’assume.

Je suis l’ange qui veille sur mon Cœur partenaire.

Je suis ouragan d’amour, réchauffant mon Cœur partenaire. »

 

Sandrine s’adresse maintenant au Cœur partenaire :

 « Je suis bluffée par ce chemin que tu as osé parcourir, au fil de tes souffrances, des abus et désamours. Tu es là devant moi, digne, debout, en phase d’acceptation, de transformation de tes faiblesses, de tes zones d’ombres en amour.

 

Aujourd’hui, je vois en toi :  cette femme puissante et charismatique.

 

Je t’offre 3 mots, je les grave en ton centre avec tendresse et amour,

PUISSANCE, CONFIANCE, JOIE

Vole tel un condor au-dessus de cette muraille de croyances, de fausses promesses, de morts qui fut la tienne.

A vous Cœur partenaire et toi Egoïne, ensemble vous êtes graine de bonheur et fontaine de jouvence. »